mercredi 18 avril 2018

"Tant pis" (Jennifer Fordham)

"Tant pis" est le quatrième roman de l'auteur montoise Jennifer Fordham. Elle y raconte l'histoire de sœurs jumelles toutes deux amoureuses d'un homme d'affaires anglais. Elle a répondu aux questions du journal "La Province" :

"Pourquoi le titre "Tant pis"?
- "Tant pis", c'est regrettable, c'est dommage que la vie effrite le rêve, l'ébranle, l'échaude, suscite le regret et ne laisse qu'une survivance. "Tant pis" désappointé mais aussi "Tant pis" réconcilié, prêt à lâcher prise avec les rancoeurs du passé. En conclusion, "Tant pis" traduit bien, selon moi, l'écrabouillage résigné.

- Laura, personnage central de ce roman, vit à la fois des histoires d'amour et d'amité qui se nouent et se dénouent. Il y a tout de même un horizon assez sombre en toile de fond, quelque chose de pessimiste?
- Laura est un personnage qui correspond au parcours symbolique qui, au travers de l'écriture, fait défiler des périodes de vie, qui cernent ce qu'il y a d'insondable : l'état d'âme. Il reste susjacent aux événements, aux blessures indicibles de l'enfance et de l'âge adulte. Le désamour a une place importante dans la vie de Laura. Elle a été une petite fille mal comprise par sa mère, une sœur dominée par sa jumelle, et une épouse brimée par un homme qui ne savait pas aimer. Elle se tourne aussi vers les amours multiples, à savoir celui pour les animaux, pour les gens différents, et surtout l'amitié. En toile de fond, s'opposent les échecs face à une reconstruction difficile. Ce n'est pas du pessimisme mais une tristesse légitime qu'elle réussira à surmonter. 

- Comme l'image du funambule sur la couverture, les relations humaines peuvent être fragiles et tomber dans une forme de vide?
- Sur la couverture, le funambule illustre bien l'idée que j'ai voulu faire ressortir : à savoir on aime toujours à ses risques et périls. Le bonheur est fragile, marche sur une corde raide qui, à tout instant, peut le faire tomber dans le vide, celui-ci étant la rupture ou la déception. Oui, le funambule qui tient en équilibre sur sa corde sous un ciel bleu peut rencontrer de gros nuages noirs. J'ai voulu être symbolique, par cette vision poétique, qui donne la priorité au rêve puisqu'à la réalité. J'aurais pu aussi m'inspirer du mythe d'Icare qui se brûle les ailes en voulant se rapprocher trop près du soleil.

- Clairement, l'amitié entre deux personnages (Laura et Antoine) est indestructible. L'amitié semble être plus facile que l'amour pour Laura. Quelle est votre réponse?
- L'amitié est indestructible parce qu'elle ne se sert pas de l'amour pour en parfaire son expression. L'amour est un sentiment difficile, jamais parfait, inaccessible. Il se veut complémentaire, harmonieux, fusionnel. Il est juste exigeant. La passion ne dure pas, aveugle. Avec le temps, on reste stupéfaits devant l'union qui devient vite une désunion, une fade habitude, un goût vieilli de bonheur. C'est tout ce qui reste du couple passionné. Certes, la tendresse fait place à l'étrangeté, à l'envie de séduire. Est-ce de l'amour? Est-ce une consolation?

- Ostende est une ville que l'on découvre déjà dans vos livres précédents. Pourquoi cette ville côtière?
- Je suis tombée amoureuse de cette ville côtière. Comme les peintres de la mer du Nord, je reste inassouvie devant le mystère de la mer. Je m'y retrouve, elle est mienne. Rebelle, courageuse, grise et tourmentée, elle brave inlassablement les climats capricieux. Ostende parce que j'aime son passé artistique, chargé d'histoire. Petite, je regardais déjà passer les bateaux, avec qui je laissais glisser mes rêves d'enfant solitaire. Rien n'a changé.

- Pourquoi évoquer les attentats terroristes commis en France et en Belgique ces dernières années dans ce livre consacré avant tout à l'histoire d'une femme?
- Certes, l'histoire d'une femme mais qui se passe entre la Belgique, l'Angleterre et la France dans les années 2015-2016. On ne peut survoler cette période sans y donner place au terrorisme qui marque notre génération. Ecrire, ce n'est pas raconter une belle histoire. Ecrire, c'est aussi choquer, dénoncer, prendre parti et surtout ne jamais s'habituer ou ignorer ce qui est inadmissible. L'écriture est un passeport vers la connaissance et en même temps un moyen de témoigner des faits de l'époque en question. Dans mes livres, il n'y a rarement de happy end. J'aime les fins inattendues, parce que, comme la vie, elles ont toujours un côté fantasque auquel on doit faire face.

- Un nouveau livre en préparation?
- Oui. Il sera différent des précédents. Il sera non seulement la dénonciation du harcèlement sous toutes ses formes, mais aussi la certitude que l'enfance reste à portée de mains de l'adulte que l'on devient. Mais sachez que, quoi qu'on fasse, le désamour ou l'amour restent présents dans la sensibilité de chacun, quelle que soit l'histoire".

mercredi 11 avril 2018

"Une femme que j'aimais" (Armel Job)

L'écrivain belge Armel Job vient de sortir un nouveau roman :  "Une femme que j'aimais", publié par les éditions Robert Laffont. L'histoire se passe au milieu des années 90 à Charleroi. Alors qu'elle attend son neveu Claude à qui elle veut révéler un secret, Adrienne meurt brutalement en tombant dans sa cuisine. Accident ou meurtre? Claude décide de découvrir ce qu'elle voulait lui révéler...

Armel Job a répondu aux questions du groupe Vers l'Avenir :

"De Claude ou d'Adrienne, quel est le personnage principal de votre histoire?
- C'est bien sûr Adrienne. Claude, c'est le substitut de l'auteur qui se pose bien des questions sur Adrienne. Mais il est vrai que le lecteur apprend petit à petit à connaître Claude. Plus son enquête piétine ou emprunte des fausses pistes, plus lui-même se découvre et se livre. C'est souvent en s'intéressant à une autre personne qu'on découvre des choses en nous-mêmes.

- L'histoire d'Adrienne vous a été inspirée par un fait réel?
- Oui, en partie. C'est une lectrice qui m'en a donné l'idée. Une dame qui m'a raconté sa propre histoire. Elle était née sous X et ignorait qui étaient son père et sa mère qui lui avaient donné la vie. Et cette histoire était d'autant plus touchante que cette dame a découvert la vérité très tard (elle avait alors près de 68 ans). Ca m'a vraiment ému. Et je crois que quand on écrit un roman, on doit être touché par l'histoire que l'on raconte. Tout cela m'a donné envie d'écrire un récit autour d'une naissance mystérieuse.

- Adrienne est un personnage complexe, comme vous les aimez?
- Oui. Elle a un côté charmant et mystérieux face à son neveu. Elle le fascine aussi. Elle vit seule dans une grande maison, est assez secrète. Mais plus tard et petit à petit, on découvre son histoire et elle est comme toute vie humaine... Adrienne est émouvante dans sa passion de jeunesse sacralisée par la mort de l'homme qu'elle aimait, puis il y a toutes les retombées. Ses remords qui l'empêchent d'aimer même ses enfants. Elle passe toute sa vie à côté des autres. Il y a alors beaucoup d'égoïsme en elle et elle finit par faire énormément de tort autour d'elle.

- Jusqu'à l'arrivée de Claude?
- Je pense qu'elle a beaucoup aimé Claude. Elle a trouvé en lui un homme attentif à ce qu'elle était. Quelqu'un qui n'avait aucune ambition sexuelle vis-à-vis d'elle, qui ne portait pas un regard d'homme sur elle, mais celui d'un être humain sur un autre être humain.

- Claude le naïf?
- C'est vrai. C'est quelqu'un qui porte un regard sur les choses sans a priori, assez naïvement mais aussi sans se prendre au sérieux. Il a une grande qualité : son ouverture d'esprit. Il est prêt à accepter de remettre sans cesse en cause son interprétation de l'histoire tout en se moquant des élucubrations qu'il a lui-même échafaudées. Il représente l'humanité commune. Nous échafaudons sans cesse des théories sur les gens qui nous entourent. Mais Claude continue à chercher. En ce sens, il est le romancier parfait. C'est ce que devrait faire tout romancier :  refuser les explications stéréotypées et aller au bout de ses investigations. Nous nous contentons trop vite de banales explications.

- Vous donnez l'impression de n'être pas maître à bord de votre roman?
- Disons que je n'ai pas d'idée préconçue sur la façon dont l'histoire va se dérouler. Des personnages apparaissent, me poussent parfois à écrire des histoires secondaires. Et même me donnent souvent des idées que je développe dans d'autres romans!". 

mercredi 4 avril 2018

Premier roman de Sébastien Ministru

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Né à Mons en 1961,  Sébastien Ministru est journaliste, chroniqueur et auteur de théâtre. Il vient d'écrire son premier roman, intitulé "Apprendre à lire" et publié par les éditions Grasset. Il y aborde le rapport père-fils, l'analphabétisme et l'homosexualité. Comme beaucoup de premiers romans, il y a une bonne part d'autobiographique :   "C'est la vraie vie de mon père dans son enfance que je décris. Je voulais poser un regard sur un homme qui a vécu un vrai drame, enfermé dans son manque de dialogue. Le rapport père-fils est le thème principal de mon roman. J'ai vécu ce rapport entre deux hommes de façon particulière avec mon père, deux hommes qui n'ont pas appris à laisser tomber les murs de la gêne et de la pudeur".

Présentation du roman :   Antoine, directeur de presse sexagénaire, efficace et tyrannique, partage sa vie avec son ami Alex et dont le père italien en fin de vie, émet un jour le souhait d'apprendre à lire et à écrire. Ce privilège, il en a été privé dans une enfance vécue à la dure et personne n'a jamais soupçonné dans quelle souffrance ce manque l'a plongé. Mais Antoine se sent démuni pour apprendre à lire à son père que tout sépare de lui. Alors il demande à Ron, un jeune prostitué dont il loue les services sexuels, de s'atteler à cette lourde tâche d'apprentissage. C'est lui qui parviendra à rapprocher le père et le fils.
                         

mercredi 28 mars 2018

Luc Beyer de Ryke (1933-2018)

                               

Né en 1933 à Gand,  ce journaliste belge d'1m 92 ("la taille du général", disait-il) grandit dans une famille francophone de Flandre. Il porte les noms de son père Jean Beyer, chirurgien décédé quand il avait trois ans, et de son père de Ryke, avocat, qui l'a adopté. Il effectue des études de sciences politiques et de journalisme à l'Université Libre de Bruxelles, puis devient le présentateur vedette du journal télévisé de la RTBF de 1961 à 1979 sous le nom de Luc Beyer (le directeur de l'information ne voulant pas d'un nom à rallonges).

Luc Beyer de Ryke a raconté ses débuts :   "Un de mes profs de l'ULB, en sciences po et journalisme, m'avait averti du fait qu'on cherchait des commentateurs à la télé. J'ai téléphoné au rédacteur en chef, Paul Demol. Il m'a dit que ma voix était bonne en m'invitant à venir voir comment ça se passait à Flagey. C'était un dimanche, au printemps 1960. Et 24 heures plus tard, j'étais sur antenne. Ce ne fut pas une réussite. A l'époque, c'était "marche ou crève" puisque le stage se faisait à l'écran. Je constate qu'on trouve aujourd'hui comme hier d'excellents journalistes, mais qu'ils ont moins que nous ne l'avions probablement de culture générale. C'est tout et rien, ce qu'on conserve quand on a tout oublié, comme disait Edouard Herriot". 

Parallèlement, il commence sa carrière politique au sein du parti libéral :  il est conseiller provincial de Flandre Orientale de 1961 à 1965, puis conseiller communal à Gand de 1965 à 1979. Sur le plan privé, il est le papa de deux fils (Gilles et Benoît) et a six petits-enfants. Francophone de Flandre, il était attaché à défendre sa langue dans le nord de notre pays. Les yeux tournés vers la culture française, il est un grand admirateur du général de Gaulle et s'est marié à Colombey-les-Deux-Eglises!

De 1979 à 1989, Luc Beyer de Ryke est député européen libéral. Il a confié :  "J'ai siégé à Strasbourg pendant dix ans. Cela s'est malheureusement mal terminé. Ma carrière politique a été brisée par Jean Gol. En fait, j'ai effectué une mission en Palestine. A mon retour, j'ai rendu compte devant le Parlement Européen de la répression israélienne envers les Palestiniens. Ce rapport a fait grand bruit. Le Parlement Européen a demandé à Israël de permettre à l'Europe de commercer avec les Palestiniens. Jean Gol n'a pas du tout apprécié cette prise de position qui ne convenait pas à l'électorat juif. J'ai été relégué à une place de suppléant puis banni du parti libéral. Ce fut la fin de ma carrière politique. Un moment très difficile...".

Il sera conseiller communal à Uccle de 1983 à 2012. Soucieux du patrimoine de la commune, il est un ardent défenseur du Kauwberg, du Plateau Avijl et des marronniers de l'avenue Churchill. Lors des élections communales de 2000, la liste PRL-FDF se déchire entre les partisans d'Eric André et les soutiens du prince Stéphane de Lobkowicz (dont Luc Beyer de Ryke) ; aucun des deux n'obtiendra finalement le mayorat. Lors des élections de 2012, il se présente à la 15ème place sur la liste CDH à Uccle, mais n'obtient que 209 voix et n'est plus élu. 

Sur le plan professionnel, il retourne à la RTBF comme journaliste et correspondant de 1989 à 1998. Il écrit une dizaine d'ouvrages, dont "Tocsin pour la Belgique", "Les lys de Flandre : vie et mort des francophones de Flandre (1302-2002)", "La Belgique en sursis", "Chemins d'Orient : les déchirures (Algérie, Liban, Israël, Palestine)".

Ces dernières années, Luc Beyer de Ryke se partageait entre sa maison de Laethem-Saint-Martin et Paris, où habitait Françoise Germain-Robin, sa compagne depuis trente ans et reporter à "L'Humanité". Depuis 2008, il présidait l'Académie du Gaullisme, une association qui recevait régulièrement à Paris des figures politiques et culturelles de tous bords.

Luc Beyer de Ryke est décédé à Paris d'une rupture de l'aorte à l'âge de 84 ans. Ses obsèques ont eu lieu en l'église de Laethem-Saint-Martin. Un hommage lui a été rendu au conseil communal d'Uccle. Professeur à l'Ecole Européenne à Bruxelles, son fils Benoît a confié :   "Sa mort a surpris tout le monde. Il était en bonne santé. C'est brutal mais ce fut sans douleur, nous a dit l'hôpital où il a été emmené en urgence".

De mon côté, j'ai eu la chance de le rencontrer une fois à la Foire du Livre de Bruxelles, et il était très sympathique. J'ai lu un de ses livres, dont voici le compte-rendu ci-dessous.

"La Belgique et ses démons"  de Luc Beyer de Ryke (éditions Mols)

Alors que l'avenir du pays est incertain, le journaliste Luc Beyer de Ryke revient sur les mythes fondateurs et destructeurs de la Belgique. Tout commence au 15ème siècle lorsque les principautés, duchés et comtés se regroupent progressivement au sein d'un même Etat sous l'impulsion des ducs de Bourgogne, et commencent donc à avoir une histoire commune (à l'exception de la principauté de Liège). Ils nous ont laissé un riche patrimoine culturel :   Jan Van Eyck, Hans Memling, Roger de la Pasture, p.ex.  Charles le Téméraire et sa fille Marie de Bourgogne reposent à l'église Notre-Dame de Bruges.

La Bataille des Eperons d'Or en 1302 a été choisie comme fête régionale flamande dans les années 70, et le ministre-président Luc Van den Brande avait même évoqué l'indépendance de la Flandre pour son 700ème anniversaire en 2002. Que s'est-il réellement passé?  Furieux de l'alliance de son vassal le comte de Flandre avec l'Angleterre, Philippe le Bel (roi de France) l'emprisonne et occupe le comté. Soutenus par des troupes namuroises (alliées au comte de Flandre), les bourgeois et artisans remportent la victoire le 11 juillet 1302 contre les chevaliers français. A cette époque, le comté ne correspond pas à la Flandre actuelle, et comprend la Zélande et le Nord-Pas de Calais. Le terme "Flamand" désigne ses habitants, qu'ils parlent français ou la langue locale. Pendant longtemps, cette victoire est présentée comme une résistance "belge" à l'envahisseur, et le roi Albert Ier y fait allusion dans un discours en 1914 lors de l'invasion des Allemands. Puis, la Bataille des Eperons d'Or est reprise comme symbole par le mouvement nationaliste flamand alors que l'histoire démontre qu'ils ont peu de liens entre eux.

Au nord du pays, certains vénèrent Henri Conscience, auteur du "Leeuw van Vlaanderen" (Le Lion des Flandres) qui valorise la langue néerlandaise. Mais ils oublient de signaler qu'il a participé à la révolution belge de 1830, qu'il a reçu une aide financière du roi Léopold Ier pour publier ses oeuvres, et qu'il a eu droit à des funérailles nationales. Son amour de la Flandre et de la langue néerlandaise n'étaient pas incompatibles avec l'Etat belge.

La première fracture entre nos communautés a lieu lors de la première guerre mondiale. Le mythe des soldats flamands morts parce qu'ils ne comprenaient pas les ordres donnés par des officiers en majorité francophones s'installe ("L'image est exagérée mais pas inexacte" , fait remarquer Luc Beyer de Ryke). Pendant ce temps, le reste du pays est occupé par les Allemands qui tentent de diviser les Belges en appliquant la "Flamenpolitik" du gouverneur militaire von Bissing (création de l'université flamande de Gand, p.ex.). Après la première guerre mondiale, le mouvement nationaliste flamand qui était jusque là patriote et belge, commence à revendiquer l'indépendance de la Flandre.

Au sud du pays, la lettre de Jules Destrée en 1912 fait du bruit :   "Sire, il n'y a pas de Belges. Vous régnez sur deux peuples :  des Wallons et des Flamands".  Il se reconvertit cependant en grand patriote belge après la guerre. La Question Royale montre des différences de sensibilité entre le nord et le sud. Avant de mourir en 1962, le syndicaliste wallon André Renard lance l'idée du fédéralisme. L'auteur évoque les tentations rattachistes de l'écrivain Charles Plisnier et de certains responsables politiques francophones (Daniel Ducarme et Jean Gol, p.ex.).

Luc Beyer de Ryke s'intéresse aussi aux mythes entourant nos rois. Il montre comment "l'oeuvre civilisatrice congolaise" de Léopold II est présentée aujourd'hui différemment dans les manuels scolaires. Il dévoile ensuite un roi Albert Ier plus complexe que son surnom de "roi-chevalier", et cite les similitudes avec son fils Léopold III. Le règne du roi Baudouin est marqué par la transformation de la Belgique en un Etat fédéral.

De la célèbre citation de Jules César ("De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves") à la victoire électorale de Bart De Wever en 2010,  l'auteur nous retrace plusieurs siècles d'histoire dans cet ouvrage intéressant, objectif et agréable à lire. 

mercredi 21 mars 2018

Appel du Musée Verhaeren de Sint-Amands

Madame, Monsieur,
Chers amis d'Emile Verhaeren,

Vous l'avez probablement déjà appris par la presse :   à partir du 1er janvier 2018, les provinces en Flandre se sont vues retirer leurs compétences en matière culturelle. Le Musée Emile Verhaeren a toujours pu exister grâce au soutien de la province d'Anvers. Grâce aux subventions de la province, au soutien de la commune de Sint-Amands et des membres de l'Association Emile Verhaeren, nous avons développé le musée et œuvré à l'élargissement de ses collections.

La suppression des compétences culturelles au niveau provincial n'est donc pas sans conséquences pour les subventions du Musée Verhaeren. Heureusement, on a fini par trouver une solution constructive par le biais du Vlaams Fonds der Letteren :  à partir du 1er janvier 2018, il va garantir les subventions du Musée Verhaeren pendant deux ans. Après 2020, le financement doit se faire par le biais du Fonds des Communes. L'existence du musée est donc assurée et nous pouvons envisager l'avenir avec une certaine confiance.

Pour cette année, nous vous annonçons deux expositions :

- "Frieda van Dun : 4 saisons en dialogue avec Verhaeren" (du 4 mars au 6 juin 2018)

- "Verhaeren-Montald : amitié, art et poésie" (du 17 juin au 13 octobre 2018)

Toutefois, le soutien financier des membres reste important :  ces moyens supplémentaires nous permettent de soutenir le fonctionnement de notre musée. C'est dans ce sens que nous voudrions lancer un appel à chacun pour adhérer à l'Association Emile Verhaeren. Notre association est très active et mérite certainement votre soutien. Il y a moyen de choisir entre une affiliation individuelle (20 euros) ou une affiliation familiale (30 euros), mais vous pouvez aussi devenir membre d'honneur (100 euros).

En tant que membre de l'association, vous bénéficiez non seulement de l'entrée gratuite au musée, mais aussi d'une réduction sur l'achat des catalogues. De plus, vous recevrez un bulletin d'information, des invitations personnelles pour les activités du musée, et vous serez informés des diverses manifestations touchant Verhaeren dans d'autres institutions.

Nos vifs remerciements au nom de l'Association Emile Verhaeren.

Plus d'infos :  www.emileverhaeren.be

mercredi 14 mars 2018

"La trilogie des Pièces-à-Trou" (Pierre Coran)

Dans cette trilogie, l'écrivain et instituteur belge Pierre Coran raconte la deuxième guerre mondiale vécue par une bande de garçons dans son village natal de Saint-Denis, près de Mons. Elle se compose de trois tomes :   "Le Commando des Pièces-à-Trou" (en 1940),  "La fronde à bretelles" (au milieu de la guerre) et "La Nuit des Pélicans" (en 1944), tous trois publiés aux éditions Milan Poche Junior.

A partir de ses souvenirs personnels, Pierre Coran a écrit trois romans bien adaptés aux enfants de 10-12 ans, pour leur faire comprendre l'invasion des Allemands en 1940, la vie quotidienne sous l'occupation dans un petit village de campagne, la résistance, la traque des juifs, la collaboration, le marché noir, la Libération en 1944.

Cette trilogie est un bel outil pour les enseignants pour leur cours d'histoire et le devoir de mémoire auprès des enfants.

Cliquez ci-dessous sur "Coran Pierre" pour retrouver mes autres articles consacrés à cet auteur belge.

mercredi 7 mars 2018

Nouveau livre d'Anne-Michèle Hamesse

                                                 

Anne-Michèle Hamesse vient de sortir un nouveau recueil de nouvelles, intitulé "Ma voisine a hurlé toute la nuit" et publié aux éditions du Cactus Inébranlable.  Voici un compte-rendu de ce livre par Carine-Laure Desguin :   http://www.aloys.me/2016/12/carine-laure-desguin-a-lu-ma-voisine-a-hurle-toute-la-nuit-d-anne-michele-hamesse.html

Qui est Anne-Michèle Hamesse ?  Née en 1948, cette Bruxelloise passe de la peinture à l'écriture. Romancière, elle a écrit plusieurs ouvrages ayant pour thèmes l'amour, la solitude et l'enfermement :  "Natale", "Le jeune homme de Calais", "Bella disparue", "Le voleur", "Villa Théodore", p.ex. Elle est aussi une passionné de théâtre, dont elle est une chroniqueuse régulière pour les revues "Le Non-Dit" et "La Revue Générale". Son roman "Bella disparue" a été adapté et mis en scène par Jack Levi pour la compagnie Côté Village. Enfin, elle est l'actuelle présidente de l'Association des Ecrivains Belges (www.ecrivainsbelges.be), dont le siège se trouve dans la maison de Camille Lemonnier.

Son site Internet personnel :   www.amhamesse.be